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Comment prévoir et optimiser la cicatrisation d'une chirurgie esthétique ?

Comment prévoir et optimiser la cicatrisation d'une chirurgie esthétique ?

Bien soigner ses cicatrices après une opération esthétique

Toute intervention de chirurgie esthétique nécessite de réaliser des cicatrices que le chirurgien plasticien s’efforcera de limiter au maximum et de dissimuler si possible dans des zones peu visibles.

La cicatrisation d'une opération esthétique est un mécanisme biologique complexe évoluant sur plusieurs mois ; après l’ablation des sutures (entre cinq et quinze jours après l’intervention), apparaît toujours une phase d’inflammation de quelques semaines où la cicatrice devient plus rouge et plus épaisse, pouvant même devenir un peu sensible ou responsable de démangeaisons lorsque la cicatrice se répare en profondeur.

Puis l’inflammation de la cicatrice de l'opération esthétique diminue progressivement et la cicatrice va « blanchir » et se désépaissir pour prendre son aspect définitif au bout de quelques mois. Si l’inflammation de la cicatrice persiste anormalement, on parle de cicatrice hypertrophique pouvant évoluer en cicatrice chéloïde, lorsque la cicatrice reste toujours trop épaisse sans jamais régresser.

La cicatrisation selon les peaux

Toutes les peaux ne cicatrisent pas de la même façon : les peaux noires et asiatiques font plus souvent des cicatrices chéloïdes. Certaines zones où la peau est épaisse, thorax, dos, épaule ou en regard des articulations ont un temps de cicatrisation définitive plus long.

Certaines peaux, sans que l’on sache pourquoi, font des cicatrices hypertrophiques. Il est donc capital de montrer au chirurgien plasticien les cicatrices d’intervention antérieure pour juger du risque de cicatrice pathologique. Il faut donc suivre l’évolution de la cicatrisation sur plusieurs mois, savoir patienter et suivre scrupuleusement les indications du chirurgien : avant l’intervention, arrêter de fumer et préparer la peau si nécessaire.

Après l’ablation des sutures, dans le cadre d'une réduction mammaire par exemple, massages légers avec crème cicatrisante, protection solaire stricte. Si l’inflammation des cicatrices est trop importante, des soins spécifiques seront conseillés : application ou infiltration de cortisone, pansements en gel de silicone ou compressions locales, séances de laser…, permettant bien souvent d’obtenir une évolution cicatricielle favorable. Il faut toujours se rappeler que l’évolution de la cicatrisation est longue et qu’il sera nécessaire de patienter de un ou deux ans pour juger de la cicatrice définitive.

Le Docteur Philippe Bousquet, chirurgien esthétique à Montpellier vous accompagne dans le processus de cicatrisation, n’hésitez pas à échanger avec lui à ce sujet.

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